Le métier de Commissaire-Priseur.
Les médias relatent régulièrement les ventes publiques. Ce faisant, ils mettent en lumière le rôle du commissaire-priseur, véritable arbitre et expert dans la vente. Le jeu du "marché", où offre et demande se côtoient librement, est sous le contrôle de l'officier ministériel qu'est le Commissaire-Priseur. Il peut établir également des cotes réelles d'objets, et cela est une garantie pour les vendeurs et les acheteurs.
Le Commissaire-Priseur exerce son métier dans le cadre d'un statut libéral. Il gére son étude comme un chef d'entreprise. La variété des missions qui lui sont confiées en fait une activitée originale et attrayante. La profession a sans cesse évolué depuis l'Antiquité. Elle est entrée dans une compétition plus internationale qui s'est organisée avec les formes de ventes aux enchères publiques étrangères qui, elles, n'ont pas de statut officiel, mais rejoignent celui du commerçant.
L'accès à la profession se fait, en France, obligatoirement par le rachat d'une étude ou de parts d'une société de commissaire-priseur.
La profession relève d'un corps d'officiers ministériels étroitement désignés par l'Etat, qui apprécie moralité et traité de cession selon des critères plus qu'anciens. Le nombre d'études en France est réparti selon les nécessités du "marché" par le ministère de la Justice. Officier ministériel, mandaté pour organiser et diriger les ventes publiques en France, il est l'arbitre du marché, chargé de défendre le vendeur par la garantie de paiement, et de protéger l'acheteur par la garantie d'authenticité de l'oeuvre, le tout consigné dans un procès-verbal officiel.
Il est également le conseiller des familles, habilité à estimer les objets, inventorier les biens à titre d'expertise, en vue d'un partage ou d'un contrat d'assurance.
Le droit français confère au Commissaire-Priseur des responsabilités particulières : il est nommé par un arrêté du Ministre de la Justice, après un examen professionnel sanctionnant des études approfondies d'histoire de l'art et de droit ; il lui est interdit de se livrer à tout acte de commerce.
La Chambre de Discipline de la Compagnie des Commissaires-Priseurs de Paris veille au respect des lois et règlements.
En France, aujourd'hui la profession compte 460 Commissaires-Priseurs dont 74 femmes.
